30.05.2011
rythme cardiaque...
Tant que l'homme sera mortel, il ne pourra pas être totalement décontracté"
Woody Allen
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05.12.2010
Retraiaiaite!!!
A quelle sauce allons nous être mangé?
Extrait des docus trouvés sur le net:
Les retraites du privé sont assurées par de l'argent versé et conservé en réserve par les dites caisses et placé par les dites caisses ce qui contribue d'ailleurs à la bonne marche de l'économie. Elles sont solvables et quand on parle de leur déficit il s'agit de celui engendré par le déséquilibre démographique entre cotisants et retraités. Quand un salarié du privé part en retraite, sa retraite ne depend plus de la bonne santé de sa société d'origine. Elle repose à partir de ce moment là sur celle des caisses de retraite. Même si, aujourd'hui, on constate que le déséquilibre démographique met à mal le couple cotisations/pensions versées, pendant des décennies les caisses recevaient plus de cotisations qu'elles ne sortaient de pensions et donc faisaient fructifier les cotisations en excédent perçues. Sans ces reserves et ce système de caisses de retraite, ce problème du déséquilibre actuel se serait posé bien avant.
Dans le système du secteur public où il n'y a pas de caisse de retraite, les cotisations des salariés ne sont pas versées dans un receptacle sûr, mais simplement enregistrées comme une "non dépense" de salaire des salariés du public. Elles viennent donc diminuer d'autant le budget salaire du budget global annuel de l'Etat et ne viennent pas générer des intérêts en les plaçant . Par contre les retraites versées sont prises sur le budget de l'Etat.Pendant les décennies où il y avait plus de cotisations que de pensions versées, ce systême a eu pour résultat de minorer le budget de l'Etat. Aujourd'hui où nous avons dans le secteur public plus de retraités à payer que de salariés, il va accroitre le déficit budgétaire et de plus en plus au fur et à mesure des départ en retraite des baby boomers.
Effet pervers: l'Etat va être réticent à diminuer le nombre de ses fonctionnaires en les mettant à la retraite puisque le même fonctionnaire payé 2000 euros mois en produisant va lui couter 1500 euros à la retraite sans rien produire. Alors que le même salarié du privé au même salaire passera d'un cout salarial de 2000 euros/mois pour sa société à Zero.
Il a été suggéré de créer une caisse de retraite des fonctionnaires. L'Etat lui même n'est pas chaud car c'est lui qui devrait payer à la dite caisse, tous les mois, les cotisations sociales de ses salariés, part de l'employeur et de l'employé, ce qui augmenterait d'autant son budget de dépense. Quant aux syndicats dont je rappelle qu'ils représentent en grande majorité les salariés du secteur public, ils ne veulent pas en entendre parler car une telle mesure aurait pour effet de faire ressortir gros comme une maison le déséquilibre des regimes de retraites du secteur public
Capitalisation ?
« Sur le long terme », qu'est-ce que cela veut dire exactement ? On pourrait citer Keynes qui, concédant que les mécanismes autorégulateurs vantés par les économistes néoclassiques pouvaient fonctionner à long terme, s'empressait d'objecter : « A long terme, nous serons tous morts ».
Or, le financement des retraites est une question qui se pose à chaque génération. C'est une question de partage de la richesse entre actifs et retraités. C'est en effet en prélevant une fraction de la richesse que produisent les personnes actives occupées qu'on finance les retraites.
Le recours à la capitalisation consiste à accumuler, de manière individuelle ou collective -via des fonds de pension-, des actifs financiers (actions, obligations, immobilier) dont les revenus ou la vente sont censés assurer demain le paiement des pensions.
La capitalisation, c'est reporter le risque sur le seul salarié
16:42 Publié dans pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finance
Le petit cochon tirelire de l'état
Quelques éléments de comparaison et de réflexion:

selon notre feuille d'impôt 2010:
• Transferts aux collectivités : 87 Mds
• Education et Recherche : 85
• Charge de la dette : 43
• Défense 37
• "Investissements d'avenir" du grand emprunt: 35
• UE : 18
• Sécurité : 16
• Travail et emploi : 11,4
• Ecologie et développement durable: 10
• Justice: 6,8
• Plan de relance : 6,8
• Autres missions : 63,8 (comportant entre autres : Logement, agriculture, culture, santé, sports...)
Dépenses de l’état français (400 milliards € en 2010) vs USA (4000 milliards €)
1 . enseignement 20% vs 5%
2 . trésorerie (intérêts, allocations familiales…) 15% vs 10%
3 . défense 15% vs 25%
Recettes de l’état français (250 milliards € en 2010) vs USA (2000 milliards € dont 50% assurances maladie)
1 . TVA 50% (impôt indirect) vs 0%
2 . Impôt sur le revenu 20% vs 45%
3 . Impôt sur les sociétés 15% vs 10%
Euro Fort ?
Je me demandais naïvement pourquoi on parle toujours d'euro fort et pas de dollars faible. En fait tout est relatif mais il y a une convention de bon sens dictée par la logique. C'est un peu comme dire que la terre est le centre du monde puis s'apercevoir qu'en raison des masses et des inerties c'est le soleil qui est au milieu. Parler de dollars faible revient à dire que le soleil tourne autour de la terre tellement il est évident que la majorité des monnaies se comportent comme le dollars qui reste donc le "dominant". Voici quelques statistiques tirées d'un texte de Romain ROCHAS, Chef de division honoraire de la Cour des comptes, analyse publiée en 2008 :

On remarque que, pendant une première période, de 1998 à 2000 ou 2002, certaines monnaies grimpent au-dessus de l’euro, d’autres baissent par rapport à lui. Le rouble se singularise par une baisse catastrophique de 1998 à 1999, où il perd plus de 70 % de sa valeur par rapport à l’euro, ayant été pris dans la tourmente de la grave crise du sud-est asiatique de cette époque. Toutefois il se stabilise à partir de 1999. De même, le real brésilien est en pleine baisse, qu’il poursuivra encore jusqu’en 2003. Mais les autres monnaies, y compris le dollar américain, sont dans une période de hausse plus ou moins groupée par rapport à l’euro. Si l’on considère que les cas du rouble et du real sont vraiment atypiques, on est amené à conclure que, pendant cette période, c’est l’euro qui baisse plutôt que le dollar qui monte, l’évolution de celui-ci étant en bonne compagnie, l’euro étant plutôt en queue de peloton.
Mais par la suite, c’est l’inverse qui se produit. L’espèce de couloir sinueux ou serpent dans lequel les monnaies fluctuent de façon plus ou moins groupée s’infléchit nettement vers le bas, se mettent donc à baisser par rapport à l’euro, et cette tendance se poursuit jusqu’à maintenant. Et le dollar se trouve nettement parmi les monnaies dont la tendance s’infléchit ainsi.

Pour mieux percevoir ces deux périodes contrastées, le lecteur se reportera au graphique n° 2. Dans ce graphique, en janvier 2002, considéré comme la limite entre les deux périodes, on a changé les indices et remis tous les compteurs à la valeur de 1, comme on l’avait fait pour 1998 dans le graphique n° 1. Cette fois donc, les échelles de valeur sont dédoublées. La première est retenue pour la période 1998 à 2002, la deuxième pour la période 2002 à aujourd’hui
Grâce à ce truc de présentation, on remarque de façon nette que si, au cours de la première période, l’euro se retrouve en queue de peloton (encore une fois le real et le rouble étant mis à part), au cours de la deuxième au contraire, l’euro s’est valorisé par rapport à toutes les autres monnaies retenues, sans exception (ou, si vous préférez, que toutes les autres monnaies ont perdu de la valeur par rapport à l’euro).
La deuxième remarque est que le dollar US est, de toutes les monnaies retenues, celle qui s’est dévalorisée le plus par rapport à l’euro. On peut formuler encore ce constat en disant que le dollar s’est dévalorisé par rapport à toutes les monnaies retenues. De janvier 2002 à août 2008, le dollar a perdu 43 % de sa valeur mesurée en euro, son indice n’est plus que de 0,57. L’intervalle entre 1 (l’euro) et 0,57 (le dollar) représente l’échelle à l’intérieur de laquelle toutes les monnaies retenues se situent à la date d’août 2008.
Par exemple le yuan chinois atteint à la même date l’indice 0,69. Cela veut dire qu’en dépit des plaintes américaines relatives à la sous-évaluation du yuan par laquelle la Chine ferait une concurrence déloyale aux Etats-Unis par le biais de la politique monétaire, il reste que le yuan s’est revalorisé par rapport au dollar de 21,2 % au cours de la période étudiée. Même en prenant comme référence l’ensemble de la période 1998 à aujourd’hui (graphique 1), le yuan s’est sensiblement valorisé par rapport au dollar. L’Europe serait mieux placée pour se plaindre du yuan, qui s’est dévalué de 31,4 % par rapport à l’euro de 2002 à aujourd’hui !
Revenons au graphique n° 2. Les différentes monnaies se situent plus ou moins haut sur l’échelle graduée. On peut distinguer des monnaies qui ont eu tendance à suivre plutôt l’euro que le dollar - leur évolution est plus proche de la courbe de l’euro que de celle du dollar – et des monnaies qui ont eu tendance à suivre plutôt le dollar – leur évolution est plus proche de la courbe du dollar que de celle de l’euro. Parmi celles qui ont eu une évolution ressemblant plus à celle du dollar qu’à celle de l’euro, on trouve, par ordre croissant de ressemblance avec le dollar :
◦ le rouble russe (0,75) ;
◦ le yen japonais (0,69) ;
◦ le yuan chinois (0,69) ;
◦ la roupie indienne (0,65).
Parmi les monnaies qui ont eu une évolution ressemblant plus à celle de l’euro qu’à celle du dollar, on ne trouve dans notre collection de monnaies retenues pour notre exercice que le franc suisse (le cas du real brésilien, qui semblerait à première vue se rattacher à ce groupe présente un parcours atypique qui nécessite quelques commentaires spécifiques).
Une monnaie se trouve être presque exactement à équidistance de l’euro et du dollar, c’est la livre sterling (0,77).
Quant au real brésilien, s’il se trouve en fin de période à une valeur indicielle beaucoup plus proche de celle de l’euro que de celle du dollar (0,87), on remarquera que c’est après des sinuosités dans son évolution qui placent cette monnaie vraiment à part de toutes les autres. En effet, toutes les autres, malgré quelques irrégularités de leur courbe, témoignent d’une constance dans l’orientation générale de leur évolution depuis janvier 2002. Celles qui ressemblent le plus à l’euro en fin de parcours y ont ressemblé le plus pendant toute la période, et celles qui ressemblent le plus au dollar à la fin y ont ressemblé le plus également pendant toute la période. Sauf en 2003, l’euro occupe toujours la position la plus haute, le dollar toujours la plus basse. Sauf en 2003, le franc suisse occupe toujours la 2e position. La livre sterling occupe constamment la 3e position.
Le real brésilien est le seul à échapper à cette régularité. Il commence la période par une dévalorisation très forte, beaucoup plus forte que le dollar. Puis de 2003 à 2005, il remonte nettement par rapport au dollar, mais reste pratiquement stable par rapport à l’euro. Serait-ce le signe d’un ralliement brésilien à l’euro ? Non, car à partir de 2005, c’est par rapport à toutes les monnaies de l’échantillon, y compris l’euro, que le real effectue une remontée spectaculaire. Une telle remontée ne semble guère explicable sans une volonté politique de monnaie forte. Tel est bien le cas : le Brésil réputé "progressiste" a une politique monétaire de rigueur extrême applaudie par Wall Street et le Fonds monétaire international.
Si l’on se réfère aux monnaies autres que l’euro et le dollar, qui ont toutes eu une évolution intermédiaire entre celles de ces deux devises, on doit conclure que c’est à la fois et en partie le dollar qui baisse et l’euro qui monte. En quelque sorte le "centre de gravité monétaire" des pays sélectionnés se trouve entre les deux. Mais si l’on s’aperçoit en outre que la plupart des monnaies se rapprochent plus de l’évolution du dollar que de celle de l’euro, on pourrait être amené à conclure que l’euro a monté plus que le dollar n’a baissé.
14:51 Publié dans pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finance, budget, état


